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Scénario #3

Scénario #3

 

La préservation des ressources avant tout

Le monde arrive à maitriser la trajectoire à +2°C en 2100 grâce à un changement radical des modes de consommation et des modes de vie.

L’énergie est certes décarbonée mais elle est peu abondante, chère et mène les Etats à rationner les individus en énergie. L’entraide est apparue avec une vie plus localisée. Les collectifs d’individus et les collectivités locales ont un pouvoir important dans la régulation de la vie des individus. La conformité sociale dicte les comportements individuels. L’Ethique est la religion du quotidien. Le phénomène des néo-ruraux est apparu massivement dans les années 2030, même si l’ensemble de l’habitat reste très urbanisé dans le monde. Les conflits entre communautés sont nombreux à un niveau très local (quartiers, villages) concernant les modes de vie, les ressources, les terres. On se méfie de l’étranger qui n’aurait pas les mêmes modes de vie. Le numérique est présent notamment pour les échanges inter-personnels et le travail à distance mais ne dicte pas le quotidien.

La production de biens et la production agricole sont relocalisées autour des villes car le prix de carbone élevé et les prix élevés de l’énergie poussent les entreprises à simplifier et raccourcir les chaines logistiques. Le « do it yourself », le troc et la mécanisation (en opposition à l’électrification) sont la norme avant de faire appel à un produit industriel, acheté.

Les « droits des Animaux » ont été proclamés en 2038, les humains sont végétariens. Seule une production de lait, produits laitiers et d’œufs persiste, consommés localement.

Néanmoins, les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et la montée des eaux atteint un mètre rendant certains territoires inhabitables. Certaines îles de l’Océanie ont disparu obligeant les habitants à se réfugier ailleurs. La sixième extinction est en marche difficilement contrecarrée par un mode d’exploitation agricole recréant des ilots de biodiversité pour abriter une faune d’auxiliaires de culture.

ILLUSTRATIONS

INDICATEURS

Société

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L’organisation (de la production, de la vie…) est très locale.

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Le corps est à l’état naturel. La médecine traditionnelle est privilégiée sauf cas graves.

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Les animaux ont des droits et sont respectés. Les humains sont végétariens.

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Le partage, le troc, la mise en commun sont la règle.

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L’innovation est dédiée à dé-électriser / dé-matérialiser les biens et faire progresser la médecine traditionnelle.

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La décroissance est à l’œuvre.

Ressources

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L’énergie est décarbonée mais limitée.

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Les matières premières sont peu exploitées.

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Pas de découplage croissance – ressources, d’où une décroissance pour préserver les ressources.

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Le prix du carbone est fort, ce qui a permis de tourner la page de l’énergie fossile.

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Les catastrophes naturelles font partie du quotidien mais les communautés sont résilientes.

(Géo)politique

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Les conflits sur les modes de vie, tension sur l’eau ou les matériaux sont réguliers mais à un niveau local.

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Les migrations sont plus importantes qu’en 2020 mais la résilience locale les limite.

Ce sont les collectifs d’individus qui dictent les modes de vie, ainsi que les collectivités locales.

L’Etat et les grandes entreprises sont peu présents.

LA MOBILITE

La mobilité re-localisée

La vie s’organise autour de sa communauté locale. Ainsi, la demande de mobilité des personnes s’est fortement réduite en 30 ans. La consommation a reculé dans la plupart des pays du globe notamment les pays anciennement dits « développés ». Les biens qui ne sont pas produits localement ne sont pas disponibles à la consommation.

La ressource en énergie décarbonée dicte le rythme des mobilités : pas d’énergie propre, pas de mobilité.

Le secteur aérien a connu un véritable séisme dans les années 2030, la plupart des avions ayant été recyclés en engins de micromobilité, vélos, trains… ou autres produits de consommation courante.

Les engins de micromobilité, en général en partage, sont devenus le moyen de transport habituel de nombreux citadins, en complément des transports en commun.

Les voitures particulières sont utilisées, surtout dans les zones rurales pour des trajets de moins de 30 km. Elles sont adaptées à ce type de trajet : de petite taille et dotée d’une électrification plus légère.

La voiture n’est plus du tout utilisée pour des longs trajets qui doivent être réalisés rapidement, les quotas énergétiques instaurés dans la plupart des pays ne le permettant pas. Pour les rares trajets longue distance encore réalisés par les passagers, le train est privilégié… ou bien la lenteur, avec des véhicules quasi-autonomes en énergie prenant le temps de se recharger grâce aux éléments naturels (vent, soleil, eau…).

L’arrivée annoncée des drones taxis ou livreurs de colis a avorté en 2025, dès lors que la communauté internationale a pris des mesures drastiques pour tenir compte des ressources disponibles ne dégradant pas la planète.

Les marchandises sont échangées essentiellement localement, dans un rayon de 200 km maximum. Les livraisons sont réalisées par des myriades de micro-entreprises ou les producteurs eux-mêmes, utilisant les modes de transport moins gourmands en énergie comme les vélos cargos ou des petits véhicules électriques pour les courtes distance. Le transport maritime et fluvial, ou le fret ferroviaire est privilégié pour les quelques produits échangés sur de longues distances. Les files de camions sur les autoroutes ont disparues.

Le tourisme est essentiellement local, beaucoup de personnes profitant de leurs congés pour découvrir leur région ou prendre le temps d’arranger leur maison, s’occuper leur potager, réparer eux-mêmes leurs biens…

L'HISTOIRE

La famille Wilson est composée de deux parents et de cinq enfants. Ils n’ont pas de résidence attitrée, ou plutôt ils vivent dans un grand véhicule aménagé. Les enfants sont scolarisés via Internet et les parents travaillent à distance.

Leur problématique : amener l’aîné à New York où il doit passer des concours.

La famille Wilson fait partie de ces « tribus itinérantes » qui ont fleuri aux Etats-Unis dans les années 2040.

Le camping-car est basé sur la modèle d’un vieux bateau des années 2020, l’Energy Observer, qui pour la première fois alors avait réuni sur un même véhicule de transport les énergies naturelles (soleil, vent, courant de l’eau… et force motrice humaine !) et les technologies électrique et hydrogène. Ainsi leur camping-car ne peut se déplacer que lorsqu’il a suffisamment d’énergie pour le faire et pour assurer les besoins vitaux des Wilson comme l’accès à Internet, la charge des appareils, le refroidissement des denrées, le fonctionnement des pompes à eau. Un potager ambulant leur permet une quasi autonomie alimentaire.

Pour les Wilson, le temps n’est pas une contrainte. Ils anticipent leurs trajets quand ceux-ci sont nécessaires. Ainsi, pour se rendre à New-York, ils s’y prennent plusieurs mois à l’avance, leur aîné révisant pendant le voyage.

Une fois arrivés dans la ville, ils se rendent sur un des points de rencontre destinés aux itinérants en bord de fleuve. Ils ont accès à l’eau potable de la ville. Pour mieux préparer l’aîné à son concours, le père de famille l’accompagne sur le lieu du concours en prenant un taxi fluvial. Ils vont camper sur place quelques jours pour mieux s’imprégner des lieux.

NOS ENTREPRISES ?

Atelier de réflexion

 

Est-ce que mon entreprise existerait dans ce monde ? Quels seraient son métier, sa mission, ses offres, ses partenaires / concurrents… ?

Quid des autres industriels de la mobilité ?

Quelle stratégie adopter dès aujourd’hui pour que nos entreprises soient fortes dans ce scénario-là ?