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Conviction # 1
Conviction # 1
La mobilité durable doit concilier liberté de déplacement et responsabilité environnementale
La mobilité relève de la liberté individuelle : chacun a le droit de se déplacer. Qu’elle soit choisie ou subie, son rôle est crucial dans l’accès au travail, à l’éducation, aux soins ou encore aux biens élémentaires. L’immobilité imposée pendant la crise sanitaire de la Covid19 a mis en lumière le besoin fondamental de se déplacer. La mobilité est source de lien social et de découverte des autres cultures. Elle est même un facteur de paix. Aussi, elle doit être accessible au plus grand nombre dans des conditions de service et de coût acceptables.
On s’attend d’ailleurs à une forte croissance de la mobilité au niveau mondial : le trafic aérien devrait doubler pratiquement d’ici 2039(a) et la production de voitures grimper à 114 millions en 2024, soit 20 millions de plus qu’en 2017(b). Selon ces estimations, la majeure partie de cette augmentation viendra de la région de la Grande Chine (Chine, Hong Kong et Taïwan), l’Asie du Sud et l’Amérique du Sud.
En parallèle, l’urgence climatique s’accélère : en octobre 2018, le GIEC a annoncé que nous n’avions plus que dix ans pour inverser la tendance ; en 2021, que le changement climatique d’origine humaine affectait déjà de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes dans toutes les régions du monde. Or, dans sa configuration actuelle, la mobilité des biens et des personnes n’est pas compatible avec les enjeux climatiques, environnementaux et sanitaires mondiaux. Il est donc nécessaire de changer très rapidement de modèle.
Les transports sont en effet responsables d’importantes émissions de gaz à effet de serre : en 2019, ils représentaient 24 % des émissions mondiales(c).
Les conséquences sanitaires ne sont pas en reste : d’après l’OMS, en 2016, la pollution de l’air extérieur a entraîné la mort prématurée de 4,2 millions de personnes dans le monde(d). Les accidents de la route sont quant à eux responsables de la mort de plus de 180 personnes pour 1 million d’habitants chaque année(e).
Afin de concilier ces impératifs — droit à la mobilité et urgence climatique et sanitaire — on estime que deux axes de travail reviennent aux acteurs de la mobilité. D’une part, il s’agit bien entendu de proposer des solutions de mobilités durables complètes : véhicules, infrastructures et systèmes de mobilité. D’autre part, de permettre aux usagers eux-mêmes de prendre conscience des conséquences de leurs choix de mobilité, en leur donnant en plus des indicateurs habituels (temps de trajet, points de rupture dans les trajets), ceux concernant l’impact socio-environnemental : empreinte carbone, quantité d’énergie dépensée, impact sur les métaux rares, impacts sociaux pour l’achat des biens, etc. En bref, il convient de créer un cadre qui permette à chacun d’exercer ses choix de manière responsable.
Notes :
a D’après l’International Air Transport Association (IATA) / « 20-Year Air Passenger Forecast »
https://www.iata.org/en/publications/store/20-year-passenger-forecast
c D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE) / 2020
https://www.iea.org/reports/tracking-transport-2020
d D’après l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) / juin 2017
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/ambient-(outdoor)-air-quality-and-health
e D’après la Commission européenne / 2021
https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_21_1767
CHIFFRES CLÉS
1,28
milliard de voitures en circulation dans le monde en 2015.

24 %
des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont attribuables aux transports.

4,2
millions de morts attribuées à la pollution atmosphérique en 2016, dans le monde.

REGARD D'EXPERT
Jean-Jacques Thomas
ILLUSTRATIONS

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NOUVELLE

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Et si demain
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